Lp cantalienne 111 - lp15

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Lp cantalienne 111

Actualité

Le numéro 111 de la Libre Pensée cantalienne va paraître


SOMMAIRE
 


page 2: Vie de la Fédération
page 3: Edito
Page 4, 5, 6, 7: In memoriam
Page 8,9: Appel à mobilisation
Page 10,11: Un printemps des libertés
page 12: Librairie




 
Editorial


La Libre Pensée s'est associée à toutes les associations démocratiques et de défense des Droits de l'Homme pour condamner les deux lois dites respectivement « de sécurité globale » et « visant à conforter les principes républicains », ainsi que les trois décrets promulgués le 2 décembre 2020. Les Libres penseurs étaient présents dans les manifestations.
Il convient de revenir particulièrement sur la seconde de ces lois, dénommée d'abord « loi contre le séparatisme », en raison des menaces qu'elle fait peser sur la laïcité incarnée par la loi de 1905 dite de « séparation des Eglises et de l'Etat ». On y trouve en particulier des dispositions incompatibles avec la liberté de conscience garantie par l'article 1 de la loi de 1905, et par la non-reconnaissance des cultes définie à l'article 2.
En premier lieu, cette loi proclame que « La République demande une adhésion de tous ». Il est parfaitement licite d'avoir des opinions hostiles à la République. En effet, la grandeur de la République c'est d'admettre en son sein des citoyens qui ne sont pas forcément d'accord avec ses principes et ses valeurs.
La République n'est'en droit de demander que le respect de ses lois, et son corps législatif doit être capable de les changer lorsqu'elles ne conviennent plus à la majorité de la population.
Jusqu'à présent, nous n'avions condamné la loi visant à conforter les principes républicains que parce qu'elle est anti-laïque dans son essence. De nouveaux éléments nous amènent à l'associer à la loi de Sécurité globale et à la classer dans la catégorie des lois liberticides.
Devant le tollé et la crise suscités par l'article 24 de la loi de sécurité globale, le gouvernement a tenté un transfert de cet article vers l'article 18 du projet de loi « confortant le respect des principes de la République ». De nombreux juristes se sont offusqués de voir introduit le délit d'opinion ou d'intention dans le code pénal, transgressant le principe fondamental selon lequel la loi juge l'action.
Il faut ajouter à cela les décrets promulgués le 2 décembre 2020, qui autorisent le fichage, non seulement des activités (syndicales, politiques ou religieuses) mais aussi les opinions…

Roger De Nascimento


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