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le sens d'un engagement

Obsèques civiles
Obsèques civiles, le sens d’une campagne
Si elle honore ses morts, la cité antique ne les tolère pas dans ses murs. Le cadavre est impur et ne doit pas être inhumé près des lieux sacrés, il doit quitter la cité.
L’Église romaine, en voulant contrôler tous les actes de la vie va s’emparer de la mort.
Pour gagner le paradis, il faudra être enterré autour des églises, voire même au cœur des sanctuaires pour les plus riches. Dans l’occident chrétien, entre le XI et le XIIème siècle, l’Eglise de Rome entreprend de sacraliser une portion de terre, baptisée cimetière, autour de ses lieux de cultes déjà consacrés par un autel. Dans un mouvement de conquête, elle impose le caractère religieux de l’espace funéraire collectif… les corps des juifs, des infidèles et des mauvais chrétiens ne doivent pas souiller cette terre consacrée.
Héritiers des révolutionnaires, les libres penseurs ont fait du combat pour les obsèques civiles, une question essentielle qui touche à l’identité profonde de notre organisation et à son développement.
Pour les premières sociétés de libre pensée, la grande question est celle des enterrements civils dès 1864.
L’action pour l’obtention d’une salle municipale gratuite lors d’obsèques civiles a été initiée au congrès de LAMOURA en 2006, puis formalisée par une motion spécifique au congrès de CLERMONT FERRAND en 2007, dans laquelle il était exigé l’adjonction d’un alinéa 9, à l’article L.2233-19 du Code général des collectivités territoriales.
Nous revendiquons, pour les obsèques, comme pour l’Etat civil, qui enregistre les naissances, mariages, adoptions et décès, le principe républicain d’égalité et nous exigeons que la première des libertés, la liberté de conscience, soit absolue, y compris après le décès.
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