Banquet 2019 - lp15

Aller au contenu
Menu

Banquet 2019

Actualité
Libre pensée cantalienne
Banquet du vendredi dit"saint"
19 Libres Penseurs et sympathisants pour célébrer le banquet gras ce vendredi 19 avril 2019 à Aurillac. Bonne ambiance, charcuterie et tripes. Ni Dieu ni Maître, à bas la calotte, vive la Sociale.


Le discours du président de la LP15 Alain TRUCHOT

Mécréantes, mécréants, libres penseuses, libres penseurs,
 
En ce jour de vendredi malsain, je vous souhaite la bienvenue au nom de la fédération de la Libre Pensée du Cantal et vous remercie d’avoir répondu présent pour nos joyeuses agapes.

 
Pour les chrétiens, le vendredi dit saint marque la célébration du jour où un dénommé Jésus serait mort  crucifié sur une croix ; mais ne vous inquiétez pas, il serait revenu deux jours plus tard avec un lot de cloches…

 
Ce doit être un jour de jeûne (sauf pour les plus de 60 ans), un jour sans viande, sans nourriture grasse et sans alcool. Il aurait pour but de donner faim et soif  de la parole divine.

 
Selon l’Eglise catholique ce doit être un jour de pénitence, de privation et de souffrance. Dans son délire macabre et doloriste habituel, elle attend des humains qu’ils mortifient leur chair pour les rapprocher d’un hypothétique seigneur dont elle serait la représentante sur terre.
 
Cette Eglise voue un culte à la souffrance et à la non-satisfaction des besoins du corps. Le croyant doit réprimer ses besoins, mépriser ses pulsions et valoriser ses frustrations. C’est probablement une des causes des perversions et des obsessions dont on découvre tous les jours les malheureuses conséquences.

 
Catholiques, musulmans, juifs ou autres gourous, il en est toujours de la même logique : valoriser les privations, les douleurs et la souffrance pour expier ses fautes et se rapprocher de leur dieu. S’agit-il d’organiser la privation des fidèles pour mieux les endoctriner ou alors s’agit-il pour ses organisations, de rappeler qu’elles contrôlent les corps et les consciences ? Tout système totalitaire organise des démonstrations publiques de son emprise sur ses partisans.

 
Les religions ne sont qu’interdits, dogmes et autres soutiens à des régimes totalitaires. Certains pays, à des degrés divers et variés, opèrent une dérive autoritaire qui, à chaque fois, s’est faite avec le soutien des différentes religions.

 
En Turquie, il est de plus en plus mal vu qu’un couple de jeunes vive ensemble sans être mariés. Les démocrates turcs manifestent pour le droit des femmes à s’habiller comme elles le souhaitent. Aux Etats-Unis, le droit à l’IVG recule dans de nombreux états. En Italie ou en Pologne, l’état clérical couvre lui-même les crimes des prêtres pédophiles. Au Brésil, en Arabie Saoudite, en Iran ou en Russie, les homosexuels, les féministes, les démocrates sont chassés, frappés parfois battus à mort…

 
Dans ces Etats, les programmes scolaires sont revus pour coller avec les dogmes religieux, les programmes de planification familiale sont abandonnés, les droits à la contraception et à l’IVG reculent et le délit de blasphème s’applique.

 
Dans trop de pays, les Eglises sont financées par les impôts des citoyens qui doivent se plier aux interdits religieux.
 
En France, depuis de nombreuses années, des bien-pensants rient des libres penseurs. Nous sommes des ringards, nous n’avons pas compris que les religions ont évolué. Nous n’avons pas intégré qu’il fallait une laïcité positive et ouverte. Nous restons campés sur la défense de la loi de 1905 et nous nous acharnons archaïquement à combattre les dogmes religieux. Malheureusement, les faits nous donnent raison : le parti clérical est toujours aussi puissant et néfaste. C’est lui qui milite auprès des élus, contre le mariage pour tous, contre l’IVG, contre l’égalité des droits des deux sexes, contre la PMA, contre la GPA, contre le droit à mourir dans la dignité.

 
C’est lui, le parti clérical, qui soutient nos dirigeants. C’est, en quelque sorte, l’alliance de ceux qui veulent qu’on jeûne le vendredi dit saint avec ceux qui veulent qu’on se serre la ceinture toute l’année.

 
Certains peuvent rire du caractère provocateur et gaulois de nos banquets. On peut trouver amusant que les libres penseurs festoient aujourd’hui. Il n’empêche que notre combat n’a rien de désuet et d’anecdotique. Notre programme est et restera l’émancipation du genre humain. Nous nous dressons devant chaque dogme, nous combattons toute forme d’oppression et nous luttons pour faire reculer tous les interdits religieux. Nous nous dressons contre ceux qui veulent nous interdire de disposer de notre corps et de notre pensée comme nous l’entendons.
 
Alors, mangeons gras et buvons bien !
 
Ni dieu, ni maître. A bas la Calotte et vive la Sociale !


Retourner au contenu