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banquet 2018

Qui sommes-nous?
Banquet du vendredi dit "saint"

23 personnes vendredi 30 mars 2018 au banquet contre les interdits religieux organisé par la fédération du Cantal de la Libre Pensée. Un moment de convivialité et de fraternité ponctué par le discours de notre Président Alain Truchot. Le plaisir également de voir quelques têtes nouvelles (cela ne nous empêche pas d'apprécier les anciennes) ce qui nous conforte dans notre volonté de faire connaître nos valeurs et de lutter pour elles.

Le discours du président:
"Libres penseurs, libres mangeurs…
 
Que faisons-nous ici ?
 
Nous perpétuons la vieille tradition des anticléricaux qui banquettent (même à Limoux) le  jour du « vendredi-dit-saint ».
 
Nous voulons, à travers ces agapes, célébrer une ode à la liberté de conscience et ainsi marquer notre condamnation de tous les interdits religieux. Et bougre ! Ils sont nombreux les interdits ! Ainsi, en matière de mœurs : divorce, concubinage, homosexualité, contraception, avortement… en matière alimentaire mais également en matière d’éthique : droit pour mourir dans la dignité, PMA, GPA… en matière scientifique : recherche sur l’embryon… etc.
 
Les différentes chapelles du judaïsme, du christianisme, de l’islam ou du bouddhisme se concurrencent allègrement dans une course pour le contrôle  des consciences et des corps.
 
Les croyants sont libres de respecter les interdits les plus divers. Mais pourquoi auraient-ils le pouvoir de les imposer à l’ensemble de la société ? De quel droit décideraient-ils du comportement de chaque citoyenne et citoyen de ce pays ?
 
C’est la question du cléricalisme.
 
N’oublions pas l’âpreté de la lutte qui fut nécessaire pour se dégager, à peu près, de ces interdits.
 
L’organisation de nos banquets, le jour du « vendredi-dit-saint », est une des dimensions de cette lutte. L’ironie, la satire, la caricature qui sont des arts légitimes dans le cadre d’une controverse furent et restent nécessaires. La liberté d’expression ne saurait être limitée par un prétendu « blasphème ». Celui-ci reste pourtant illégal dans dix pays d’Europe.
 
Sait-on que le droit élémentaire d’être enterré civilement ne fut acquis qu’après des décennies de militantisme ? Sait-on que la coutume, courante dans l’antiquité gréco-romaine, de la crémation des corps fut prohibée tout au long du moyen-âge et bien après ? Les quelques tentatives sous la Révolution Française n’aboutirent à une loi qu’en 1886 !
 
Bien qu’il y ait toujours eu des libertins et des libertines, la fameuse libération sexuelle est toute fraîche. Son inscription, imparfaite, dans la législation qui a suivi l’évolution des mœurs, malgré l’opposition farouche des conservateurs de tout poil, reste fragile. Il s’agit pour l’essentiel d’une dizaine de grandes lois, de 1967 (autorisation de la contraception moderne : pilule, stérilet…) à 2013 (le mariage pour tous), en passant par la liberté de l’avortement, l’éducation sexuelle, la lutte contre le viol et le harcèlement sexuel, le droit à l’homosexualité…
 
On pourrait s’imaginer, à constater la lente évolution des lois vers plus de liberté,  de responsabilité, que le progrès est inéluctable. Détrompez-vous !
 
Trop d’interdits sont encore imposés par les Eglises. C’est le cas de cette chape de plomb de l’église catholique qui actionne l’omerta pour couvrir les centaines de crimes pédophiles. Nous dénonçons cette mécanique du silence pour permettre à la justice des Hommes de juger des hommes qui ne peuvent être protégés ni par la soutane, ni par la discrétion des cloîtres, ni par la croix et pas plus par leur hiérarchie. Ni les symboles, ni l’institution politique qu’est l’église catholique ne peuvent se soustraire à cette justice. Ni les faux- semblants, ni les commissions de conciliation ou d’écoute ne sauraient être des réponses, c’est à la justice des hommes qu’il convient de juger ces prêtres pédophiles.
 
En Pologne, la récente procédure parlementaire pour adopter la loi interdisant l’avortement en cas d’anomalie fœtale, même si le fœtus est irrémédiablement altéré, initiée sur demande de la Conférence des évêques polonais est révoltante.
 
Vous voyez que l’armée vaticane n’a pas renoncé à imposer ses interdits. Le combat continue et il nécessite des militants. Devenez libres penseurs, adhérez ou faîtes adhérer à notre cause avant d’avoir fini la bouteille de vin.
 
A l’égal de la protestation contre les interdits religieux, la seconde justification de notre banquet est le plaisir de festoyer entre amis. Les deux préoccupations sont mêlées et on s’amuse en revendiquant le droit de manger gras en ce jour ! N’en déplaise aux calotins, aujourd’hui, ce sera cochon car, pour nous, il symbolise à la fois le goût de la bonne chère et de la belle chair. Tout ce qui est interdit par ces religions. C’est pourquoi ce noble animal est à l’honneur dans notre banquet.
 
Ainsi donc, bande de mécréants assoiffés, buvez et mangez !
 
Ni dieu, ni maître, ni interdits,
 
A bas la calotte, vive la sociale !
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